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21.11.2008

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À la une de mardi, 22. juillet 2008


Arrestation du chef serbe Karadžić

L'ancien chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadžić, a été arrêté. Il est accusé de génocide, de crime de guerre et de crime contre l'humanité par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) et était recherché depuis 13 ans. La presse européenne discute des dessous de l'arrestation du criminel de guerre présumé et de son importance.


La Repubblica - Italie

Pour le quotidien La Repubblica, on doit probablement l'arrestation du criminel de guerre présumé Radovan Karadžić "à la ténacité de Boris Tadić. Le président serbe est l'un des partisans les plus convaincus de l'UE, l'un des rares politiciens serbes n'ayant jamais eu de relations amicales avec Karadžić." Qu'ils soient dans l'opposition ou au gouvernement, tous les autres auraient entretenu les meilleures relations avec le quartier général des Serbes de Bosnie à Pale. En tant que président temporaire de la "mini-République serbe", Karadžić aurait même entretenu de nombreux contacts avec des gouvernements occidentaux. "Si Karadžić devait vraiment faire des déclarations devant le Tribunal de La Haye, certains en Occident risqueront de devoir fournir quelques explications. C'est pour cette même raison qu'il a pu sembler que certains contingents de l'OTAN ne brûlaient pas d'impatience de l'arrêter alors que sa cachette était connue au début. Cet homme en sait beaucoup, en tout cas suffisamment pour empêcher certains de dormir, et pas seulement parmi ses ex-camarades serbes." (22.07.2008)


El País - Espagne

Le quotidien El País revient sur les événements qui depuis la baisse de popularité de Radovan Karadžić ont finalement mené à son arrestation : "[Lors du référendum] de 2006, le Monténégro - son Monténégro - a choisi de mettre fin à son union avec Belgrade. Lors de la campagne électorale, le portrait du psychiatre souriant était encore accroché au mur de la salle à manger de certaines maisons dans les enclaves serbes. 'C'est notre héros' disaient même certains. Mais ils ont perdu et personne n'a pris les armes pour défendre la dignité du héros. Le coup de grâce est survenu en 2008. Lors des élections législatives, les pro-européens ont non seulement gagné mais le Parti socialiste [de l'ancien président serbe Slobodan] Milošević a en plus été la clé permettant de former un gouvernement tourné vers l'Europe, qui commence à exorciser ses démons. Ce parti s'est également tourné avec horreur vers le passé : le héros était en réalité un criminel, qui a en outre détruit un pays tout entier." (22.07.2008)


The Independent - Royaume-Uni

Dans le quotidien The Independent, le correspondant Marcus Tanner évoque l'avenir de Radovan Karadžić. "Comment un homme qui avait auparavant travaillé comme psychiatre et physiothérapeute pour l'équipe de football de Sarajevo a-t-il pu sérieusement envisager de détruire cette ville, dans laquelle il a passé presque toute sa vie ? Aucun d'entre nous n'y a cru. ... Depuis des années, les nationalistes Serbes idolâtrent Karadzic et le considèrent comme un personnage quasi-mythique, l'égal des Haïdouks [bandits héroïques serbes] qui ont résisté aux Ottomans. Il est intéressant de voir ce qu'il adviendra de la légende quand le bourreau autoproclamé et persécuteur des Musulmans de Bosnie et de Croatie sera confronté aux conditions profanes du Tribunal pénal de La Haye." (22.07.2008)


» Ensemble de la revue de presse de mardi, 22. juillet 2008

 

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