szmtag

22.11.2008

euro|topics illustration
euro|topics
 

À la une de jeudi, 4. septembre 2008


La Russie divise l'Ukraine

La coalition gouvernementale ukrainienne du président, Viktor Iouchtchenko, et de la Premier ministre, Ioulia Tymochenko, est de nouveau au bord de la dissolution. Les raisons de la crise gouvernementale sont les positions divergentes face à l'intervention russe dans le Caucase. En outre, le parti de Tymochenko s'est entendu avec le parti d'opposition pro-russe pour limiter le pouvoir du président. La "Révolution orange" toucherait-elle à sa fin ?


Gazeta Wyborcza - Pologne

Après la rupture de la coalition gouvernementale, le quotidien libéral Gazeta Wyborcza s'inquiète de l'indépendance de l'Ukraine démocratique : "Moscou est le seul à profiter du conflit entre les politiques de la Révolution orange. … Dans le cas où la transition démocratique débutée il y a quatre ans devait se terminer par une catastrophe et par l'opprobre des vainqueurs de Maidan [la Place de l'indépendance à Kiev], la Russie récupérerait l'Ukraine dans son domaine d'influence. Elle occuperait alors ses positions avec un homme à elle. Ce qui s'est passé mardi et mercredi à Kiev ne fait que nous rapprocher un peu plus de cette catastrophe. … Les responsables au gouvernement en Pologne doivent ramener aussi vite que possible leurs partenaires ukrainiens à la raison et leur expliquer - de vive voix si nécessaire et pas à mots couverts - que le plus important n'est pas de savoir qui deviendra président de l'Ukraine dans six mois. Ce qui importe, c'est que l'Ukraine soit dirigée par un président démocratiquement élu et pas par un gouverneur général." (04.09.2008)


Der Standard - Autriche

Le quotidien Der Standard appelle les partis divisés à retrouver une unité au regard de la politique d'hégémonie de la Russie : "La nouvelle édition de la coalition orange … est victime de l'ancienne lutte pour le pouvoir entre rivaux. … La crise dans le Caucase a aggravé ce conflit parce que les relations avec la Russie sont depuis toujours un sujet difficile dans ce pays. … Or, dans le contexte de la situation difficile dans la région, la crise du gouvernement arrive au mauvais moment. Certes, les craintes d'une action militaire des Russes en Ukraine pourraient être infondées. Mais le jeu musclé de Moscou constitue également une menace pour Kiev qui aspire comme la Géorgie à des alliances occidentales. Nous avons besoin maintenant d'unité, pas de lutte électorale. C'est à cela que les partis devraient réfléchir dans les dix prochains jours." (04.09.2008)


Postimees - Estonie

Le quotidien Postimees voit une menace pour l'ensemble du développement du pays dans la lutte pour le pouvoir entre le président, Viktor Iouchtchenko, et la Première ministre, Ioulia Tymochenko : "Après la Révolution orange, nous nourrissions de grands espoirs que plus rien n'arrêterait l'Ukraine sur le chemin vers l'Occident. Mais les tensions intestines pourraient freiner l'élan de l'Ukraine et de nombreuses illusions d'alors sont entretemps parties en fumée. Après l'agression russe contre la Géorgie, il serait maintenant tellement important, que le pays soit uni car Moscou utilisera chaque faiblesse pour placer de nouveau l'Ukraine dans sa sphère d'influence et résoudre la question de la Crimée en sa faveur. Kiev doit maintenant prendre une décision de politique intérieure et faire preuve de sagesse, mais elle a aussi besoin du soutien de l'Occident et de signaux clairs en ce qui concerne une adhésion éventuelle à l'OTAN. " (04.09.2008)


Il Sole 24 Ore - Italie

Pour le quotidien Il Sole 24 Ore, la nouvelle crise gouvernementale en Ukraine constitue aussi un problème pour le gouvernement américain : "Le vote s'oriente de facto contre le président Viktor Iouchtchenko et ouvre grand la porte à une démission du gouvernement. La perspective la plus réaliste correspond à la dissolution du Parlement actuel, le troisième élu depuis 2006. Un record déstabilisant qui témoigne de la fragilité de la structure institutionnelle mais aussi politique de l'Ukraine. Le pays est caractérisé par des crises et une instabilité permanente aux effets également désastreux sur l'économie. Il faudrait que ceux qui pressent pour que Kiev rejoigne l'OTAN réfléchissent aussi à cela. … La crise grave est intervenue peu avant l'arrivée du vice-président américain, Dick Cheney, l'homme qui représente le camp interventionniste du gouvernement Bush et qui est favorable à l'adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine dans l'OTAN. Cheney voit en Iouchtchenko un 'canard boiteux' , ce qui est un plus pour Moscou dans le bras de fer international sur le terrain postsoviétique." (04.09.2008)


» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 4. septembre 2008

 

Marquer cette page d'un signet sur   del.icio.us    Digg!    YiGG.de    Webnews!    FURL    LinkARENA    Mister Wong    oneview   

D'autre contenu

THÈME

S'ABONNER

Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail:

CETTE SEMAINE À LA UNE

EDITIONS ARCHIVÉES

lu ma me je ve sa di
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30