La chroniqueuse Monika Olejnik réfléchit aux nouvelles relations américano-polonaises sur fond de négociations sur le projet de bouclier antimissile américain. "Pour nous, l'Amérique n'est plus un pays vénéré, le dollar n'est plus un dieu. Nous faisons partie de l'Europe, c'est elle qui nous donne la force que nous n'avions pas il y a dix ans. Notre force aujourd'hui c'est l'Europe, et l'Amérique devrait désormais comprendre que cela nous octroie le respect. La Pologne est aujourd'hui le porte-parole des pays d'Europe de l'Est, le pays qui indique la voie. Le président polonais s'est battu pour l'élargissement de l'Union vers l'Est. Les Américains semblent ne pas avoir remarqué que la situation a beaucoup changé ces dernières années. [Le candidat à la présidence américaine] Barack Obama compte encore la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne comme ses principaux alliés et, ce faisant, il oublie la Pologne. Par le passé, cela aurait été vécu comme un drame, mais aujourd'hui, cet oubli est plus interprété comme un lapsus car la Pologne n'a plus de complexes : nous savons qui nous sommes, ce que nous avons atteint, quelle est notre histoire. … Le temps est venu pour les Américains de comprendre qu'ils n'occupent plus le premier rôle dans le cœur des Polonais." (09.07.2008)
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