Le constructeur automobile Volvo, appartenant au groupe américain Ford, traverse une crise grave. Le gouvernement suédois doit désormais prendre en main la protection de l'industrie locale contre les directives environnementales européennes, estime le quotidien Göteborgs-Posten, dont la zone de distribution est la plus fortement touchée par la crise chez Volvo. "Le gouvernement a de bonnes raisons de veiller aux intérêts de Saab et Volvo à Bruxelles. D'après une proposition, les constructeurs automobiles européens devront, d'ici 2012, réduire leurs émissions de CO2 de 130 grammes en moyenne par km. Ce sera difficile pour Volvo, dont les modèles avec les plus faibles seuils d'émission se situent autour de 180-190 grammes, tandis que la concurrence, dont la gamme de modèles comprend des petites voitures, présente un seuil minimal de l'ordre de 160 grammes. Il paraît raisonnable que le constructeur suédois puisse disposer de plus de temps pour s'adapter du fait de sa plus grande proportion de grandes voitures. Le gouvernement devrait dans tous les cas ne pas décider de règles plus strictes pour la Suède. La Suède doit se montrer solidaire avec les autres pays dans la politique climatique. Mais une politique des grands discours, qui s'attaque aux marques locales et vitales de Saab et Volvo, ne sauvera pas le climat." (10.07.2008)
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